À propos

La petite histoire du Centre des aînés…

Le premier noyau de bénévoles, composé d’une grosse douzaine de personnes, se rencontrait dans le sous-sol d’un édifice sur la rue Laurin.  Le local d’alors était prêté gracieusement et était composé de deux petites pièces.
Les bénévoles étaient supportés par l’organisatrice communautaire et des stagiaires dans divers domaines.  Les services alors offerts consistaient en des téléphones d’amitié, des visites d’amitié et du « troc ».
Le Réseau d’entraide de Saint-Léonard, sans encore avoir de raison sociale, s’occupait déjà d’entraide et faisait de l’échange de services tels de la couture en échange d’aide aux emplettes, etc.
Entre-temps, en 1980, le CLSC Saint-Léonard, quoique n’ayant pas encore sa charte commençait ses services et activités sur le territoire léonardois.
Quelques années plus tard, constat fut fait que les personnes en perte d’autonomie desservies par le CLSC avaient alors des besoins non couverts par ce dernier.
  • L’accompagnement ;
  • Les visites d’amitié ;
  • Les transports accompagnements médicaux ;
  • Les téléphones d’amitié.
D’autre part, la Régie régionale était prête à dégager des sommes pour la formation de bénévoles afin de supporter les personnes âgées en perte d’autonomie, en complémentarité avec ce qui se faisait dans le Réseau de la santé et des services sociaux.
Le Réseau d’entraide a finalement vu le jour légalement en 1983.
Les personnes âgées et en perte d’autonomie vivent des situations quotidiennes de plus en plus lourdes.  Ces personnes se retrouvent en plus grande situation de pauvreté et sont de plus en plus isolées.  En effet, ces personnes ne sortent pas ou peu, elles n’ont personne pour parler ou sortir. L’isolement fait vieillir…Elles s’appauvrissent aussi du fait de la hausse du coût de la vie-loyer-médicaments, nourriture et des pensions qui ne sont pas adaptées.
D’autre part, le mode de vie des familles et des gens d’aujourd’hui est basé sur le travail, la performance, l’efficacité et la rapidité de sorte qu’il n’y a plus de temps (et d’argent pour certains) pour s’occuper des parents ou du conjoint vieillissant et malade.
Par conséquent, leur réseau social et familial s’effrite : famille éclatée, mode de vie individualiste, baisse de l’entraide familiale, charge de l’entraide généralement assumée par les femmes.
Alors le Centre des aînés était là, et est encore là, pour s’occuper vraiment des besoins de ces personnes et leur permettre de vivre encore à la maison en contribuant à améliorer leurs conditions.
Des changements, tant réels que perceptuels, sont observés :
  • Les personnes n’ont pas les mêmes maladies qu’avant comme la maladie d’Alzheimer, ce qui amène des dynamiques particulières dans le couple et la famille.
  • Avant, les personnes semblaient plus autonomes, plus longtemps.
  • Les parents n’iraient plus vivre nécessairement chez leurs enfants de crainte de les déranger, de ne pas être respectés dans leurs besoins, de susciter de l’impatience et de l’incompréhension. Ce constat moderne défait une croyance et une pratique antérieure.
  • L’ajout de services aux aidants naturels dans le contexte du virage ambulatoire ou les personnes sont vite retournées à domicile après une hospitalisation, ou encore maintenues le plus longtemps possible à la maison avant le moment final.
Depuis 1998, le Réseau d’entraide de Saint-Léonard en partenariat avec le CLSC de Saint-Léonard offre un service de répit pour les proches aidants au Centre des aînés du réseau d’entraide de St-Léonard;
  • Une journée est consacrée aux personnes âgées en perte d’autonomie physique ; AVC, paralysie partielle ou permanente, etc.
  • Une autre journée est consacrée aux personnes en perte cognitive comme Alzheimer, démence, parkinson etc.

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Ces journées permettent aux personnes ayant soin d’un conjoint(e), parent, de prendre une pause pour éviter l’essoufflement et l’épuisement.
En septembre 1998, le Réseau d’entraide fait l’acquisition de son minibus grâce au profit généré par le tournoi de golf de Claude Jargaille et de la généreuse contribution d’Uniprix.  Dorénavant, l’organisme est en mesure d’assurer le transport à ses activités aux aînés en perte d’autonomie.
En 2003, suite à une planification stratégique l’organisme modifie sa charte, bonifie sa mission, en vue d’incorporer à ses nombreux services et activités une dimension de centre communautaire et de favoriser l’empowerment des aînés.
Dorénavant, le nom de l’organisme est « Le Centre des aînés du Réseau d’entraide de Saint-Léonard ».
Ses objectifs sont :
  • De contribuer à maintenir les aînés dans leur milieu naturel le plus longtemps possible, et ce, dans des conditions de vie adéquates, notamment en leur offrant des activités et des services adaptés à leurs besoins ainsi qu’aux proches qui les soutiennent.
  • Supporter et aider les aînés à conserver leur autonomie et à améliorer leur bien-être et leur qualité de vie.
  • Assurer un soutien et un accompagnement aux aînés en difficulté
  • Briser l’isolement chez les aînés
  • Encourager l’implication des aînés, dans les activités et services du Centre communautaire ainsi que dans le développement de réseaux d’entraide.
  • Promouvoir l’autonomie des aînés, la reconnaissance de leurs droits, la valorisation de leur vécu, de l’importance de leur rôle et implication dans la société
À l’automne 2005, le café Oasis ouvrit ses portes grâce au Centre des aînés.  Un comité de vie composé de personnes âgées et de bénévoles décide de la programmation et du déroulement des activités.
En 2005, nous développons en collaboration d’un enseignant du deuxième cycle à l’école Wilfrid-Bastien, des activités intergénérationnelles.  La première accueillait des jeunes à nos dîners du mercredi.  Les objectifs étant d’initier les jeunes à faire du bénévolat et de faciliter la création de lien entre les aînés et les jeunes.
Depuis sept ans déjà, l’activité Inter@ge existe. L’activité a pour but d’apprendre aux aînés les rudiments de la navigation internet, la gestion de photos et de courriels.  Une douzaine de personnes âgées se rendent à l’école une fois semaine pour rencontrer leurs jeunes professeurs pour apprendre tous les secrets de l’informatique et de l’internet.  Grâce à des jumelages jeunes et personnes âgées, l’apprentissage est agréable, sans jugement et permet la création de lien entre eux.  Cette activité a fait l’objet d’un documentaire et a permis à d’autres écoles de mettre en place cette activité.  Le DVD s’est rendu en Europe, en Algérie et dans plusieurs provinces au Canada.
Il est important de noter que l’Arrondissement de Saint-Léonard supporte le Centre des aînés depuis les tout débuts via sa politique de reconnaissance des organismes communautaires.  Cela représente un énorme investissement considérant que le coût des locaux sont entièrement gratuits, on ajoute à cela de l’aide technique et de ressource humaine conseil.
Depuis 2014, le Centre des aînés du réseau d’entraide de St-Léonard s’est doté, grâce à une subvention du Mess-Ville, d’une ressource d’intervenant de milieu ayant comme objectif de rejoindre les personnes âgées vulnérables et isolées qui ne font pas partie du réseau de la santé et des services sociaux.  Nous leur offrons de l’écoute, de l’accompagnement dans leurs démarches et des références vers les ressources qui leur sont appropriées.  Nous travaillons conjointement avec les agents de police socio communautaires ainsi qu’avec le CSSS de Saint-Léonard.
En 2016 grâce à une subvention du Secrétariat aux Aînés, le Centre des Aînés s’est doté d’une deuxième intervenante de milieu mais cette fois en HLM.
Le Centre des aînés a également signé le protocole d’entente visant à contrer l’abus et la maltraitance des aînés.

Notre mission qui oriente nos actions…

  • Le Centre des aînés du réseau d’entraide de St-Léonard est un lieu d’entraide, d’écoute et de partage dont la mission est d’offrir des activités et services répondant aux besoins de la communauté afin de contribuer au maintien des personnes aînées de 55 ans et plus dans leur milieu de vie naturel, le plus longtemps possible, en favorisant leur bien-être et leur qualité de vie.

Nos valeurs que nous véhiculons…

  • L’aîné a une contribution importante à apporter dans la communauté.
  • L’aîné a droit à la considération et au respect de sa personne et de son intégrité.
  • L’aîné, malgré la perte d’autonomie possible, doit pouvoir exercer librement ses choix de vie.
  • L’aîné et l’aidant naturel doivent pouvoir obtenir tout le support et l’aide nécessaire au maintien de leur qualité de vie.
  • L’engagement, la qualité et l’intégrité des collaborations entre les divers partenaires d’une communauté sont des facteurs qui contribuent à l’amélioration des conditions de vie des aînés.